Manger devant la télé: mauvaise idée!

12/10/2011
Article

 

Le Dr Natalie Pearson et le professeur Stuart Biddle ont examiné 53 études provenant du monde entier et portant sur le comportement sédentaire et l'apport alimentaire. Les résultats de cette revue de la littérature scientifique sont loin d’être positifs.

Lien bien réel

L’étude menée par Pearson et Biddle a mis en évidence un lien entre le temps passé devant la télévision et la consommation d’aliments a densité énergétique élevée ainsi qu’à une plus faible consommation de fruits et légumes.

Outre le fait que les téléspectateurs soient exposés à de nombreuses publicités qui peuvent influencer le type de nourriture qu'ils désirent consommer, la télévision pourrait également agir en diminuant la sensibilisation de la consommation alimentaire réelle, ce qui engendrerait une surconsommation. Or, de nombreuses personnes consomment une proportion importante de leur apport énergétique journalier devant la télévision.

Lors de cette étude, les chercheurs ont constaté des comportements similaires tant chez les adultes que chez les enfants les enfants ou les adolescents, ce qui souligne le rôle important des parents dans la lutte contre ces habitudes malsaines.

Eduquer les parents

Les interventions devraient donc porter sur les parents afin de les informer sur la nocivité que présente le fait de manger devant la télévision afin qu’ils puissent à leur tour éduquer leur progéniture à adopter des habitudes de vie saines.

Selon le Dr Pearson: «Si les parents placent leurs enfants devant la télévision avec une collation ou un repas pendant qu'ils vaquent à d'autres tâches, les enfants auront tendance à associer le fait de regarder la télévision avec la consommation de nourriture. Dès lors, plus ils passeront du temps devant la télévision, plus ils seront susceptibles de consommer des aliments le plus souvent de médiocre qualité nutritionnelle».

Alexandre Dereinne, diététicien

Référence:

Natalie Pearson, Stuart J.H. Biddle. Sedentary Behavior and Dietary Intake in Children, Adolescents, and Adults. American Journal of Preventive Medicine, 2011; 41 (2): 178 DOI: 10.1016/j.amepre.2011.05.002




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